Sélectionner Une Page

Guerre au Kosovo

La guerre du Kosovo, une des guerres de Yougoslavie, a eu lieu du  au , sur le territoire de la République fédérale de Yougoslavie, opposant l’armée yougoslave à l’armée de libération du Kosovo et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

HISTORIQUE BALKANS

12 avril 1999Guerre en Yougoslavie. Rétrospective de l’histoire des Balkans. – PR réfugiés albanais du Kosovo – PE réfugiés – Cartes géographiques de la Serbie en 1878, 1885, 1913, 1942, 1945, 1995 – Gravure représentant la « Bataille du Champs des Merles » entre Turcs…

lire la suite…

Kosovo, 15 ans déjà

Dans les années 90, la République Fédérale de Yougoslavie est le théâtre d’assassinats et de crimes en tout genre. En 1999, une guerre multiethnique éclate au cœur de l’Europe. Deux communautés, Albanais et Serbes, s’affrontent au Kosovo. L’OTAN décide d’agir au nom…

lire la suite…

Origine crise Kosovo

24 mars 1999La guerre au Kosovo. Les premières frappes aériennes de l’OTAN sur des cibles serbes en République fédérale de Yougoslavie ont débuté il y a quelques minutes. Rappel historique des origines du conflit au Kosovo. – Chars serbes au Kosovo / monastère…

lire la suite…

Guerre du Kosovo

Description de cette image, également commentée ci-après
Usine d’armement de Zastava après un bombardement.
Informations générales
Date  – 
(1 an, 3 mois et 4 jours)
Lieu République fédérale de Yougoslavie
Issue
Changements territoriaux Pas de modification de jure des frontières yougoslaves conformément à la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, mais indépendance politique et économique de facto et partielle de jure du Kosovo vis-à-vis de la République fédérale de Yougoslavie en raison de son placement sous l’administration de l’ONU
Belligérants
 République fédérale de Yougoslavie

 Armée de libération du Kosovo
 OTAN

Commandants
 Slobodan Milošević
 Momir Bulatović
 Dragoljub Ojdanić (en)
 Nebojša Pavković (en)
 Vlastimir Đorđević[2]
 Svetozar Marjanović
Kosovo Liberation Army Adem Jashari
Kosovo Liberation Army Ahmet Krasniqi
Kosovo Liberation Army Agim Çeku
Kosovo Liberation Army Ramush Haradinaj
Kosovo Liberation Army Hashim Thaçi
±Kosovo Liberation Army Jakup Krasniqi[3]
 Bujar Bukoshi
 Wesley Clark
 Javier Solana
Forces en présence

114 000 hommes[4]
1 270 chars[4]
825 blindés[4]
1 400 pièces d’artillerie[4]
240 avions[4]
48 hélicoptères[4]


40 000 hommes


50 000 hommes en Albanie
1 200 avions[4]
30 navires et sous-marins[4]

Pertes

1 084 morts[5]


2 131 morts[5]

Drapeau des États-Unis
2 morts

Civils :
11 609 morts (dont 8 676 Albanais, 2 488 Serbes et 445 Roms et autres)[5],[6]


Total :
13 535 morts[5],[6],[7]

Guerres de Yougoslavie

Batailles

La guerre du Kosovo, une des guerres de Yougoslavie, a eu lieu du  au , sur le territoire de la république fédérale de Yougoslavie, opposant l’armée yougoslave à l’Armée de libération du Kosovo (UÇK). L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) participe au conflit à partir du  en opérant des campagnes de bombardements sur l’ensemble du territoire de la république fédérale de Yougoslavie. Le conflit armé aboutit le  au retrait des troupes yougoslaves du territoire du Kosovo.

L’UÇK, formée au début des années 1990 pour lutter contre la persécution des Albanais du Kosovo par les Serbes, commence sa première campagne en 1995 lorsqu’elle a lancé des attaques contre les forces de l’ordre serbes au Kosovo. En , le groupe revendique la responsabilité d’actes de sabotage visant les postes de police du Kosovo, pendant l’insurrection du Kosovo. En 1997, l’organisation acquiert une grande quantité d’armes grâce à la contrebande d’armes venant de l’Albanie voisine, à la suite d’une rébellion au cours de laquelle des armes ont été pillées dans des postes de police et de l’armée du pays. Au début de 1998, les attaques de l’UÇK contre les autorités yougoslaves au Kosovo se traduisent par une présence accrue de forces paramilitaires serbes et de forces régulières qui commencent par la suite à mener une campagne de représailles contre les sympathisants de l’UÇK et les opposants politiques ; cette campagne tue de mille cinq cents à deux mille civils et combattants de l’UÇK.

Le , les forces yougoslaves lancent une campagne massive de répression et d’expulsions d’Albanais du Kosovo à la suite du retrait de la Mission de vérification au Kosovo de l’OSCE (KVM) et de l’échec de la Conférence de Rambouillet. En réponse à cela, l’OTAN intervient avec une campagne de bombardements aériens qui commence le , la justifiant comme une « guerre humanitaire »[8]. En 2001, une Cour suprême administrée par les Nations unies, basée au Kosovo, constate qu’il y a eu « une campagne systématique de terreur, comprenant des meurtres, des viols, des incendies et de graves mauvais traitements », mais que les troupes yougoslaves avaient tenté d’expulser plutôt que d’éradiquer la population d’origine albanaise.

La guerre prend fin avec les accords de Kumanovo. Les forces yougoslaves et serbes, ne pouvant résister à la force américaine et de l’OTAN, décident immédiatement de se retirer du Kosovo. L’UÇK est dissoute peu de temps après, certains de ses membres se battant pour l’UÇPMB dans la vallée de Preševo et d’autres rejoignant l’Armée de libération nationale (NLA) et l’Armée nationale albanaise (ANA) pendant le conflit ethnique armé en Macédoine tandis que d’autres forment la police du Kosovo. Après la guerre, une liste est compilée indiquant que plus de 13 500 personnes ont été tuées ou ont disparu au cours du conflit. Les forces yougoslaves et serbes ont provoqué le déplacement de 1,2 à 1,45 million d’Albanais du Kosovo. Après la guerre, environ 200 000 Serbes, Roms et autres non-Albanais ont fui le Kosovo et nombre des civils restants ont été victimes d’abus. La Serbie est devenue le foyer du plus grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées en Europe.

La campagne de bombardements de l’OTAN est restée controversée, car elle n’a pas obtenu l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies et parce qu’elle a causé au moins 488 morts parmi les civils yougoslaves, y compris un nombre substantiel de réfugiés kosovars.

Origine des revendications nationalistes

Dès le XIXe siècle, des controverses historiques sur l’appartenance ethnique du territoire du Kosovo cristallisent un ensemble de tensions qui prennent la forme de tensions politiques, de discours nationalistes, de mouvements de résistance, de la répression politique et de la lutte armée[9].

Les conflits entre les deux principales communautés du Kosovo (Serbes et Albanais) sont liés[Comment ?] à leurs convictions respectives d’être les seuls occupants légitimes de cette région[réf. nécessaire]. Aujourd’hui encore, la composition ethnique du Kosovo du XVe siècle fait l’objet de nombreuses controverses, chaque partie interprétant en sa faveur les documents de l’époque[Laquelle ?].

Du côté serbe, le Kosovo est décrit comme le « berceau de la Serbie », car il en était, entre le XIe et le XVe siècle, le centre politique (Pristina), économique (mines de Novo Brdo), et spirituel (monastères de Peć, de Dečani, de Gračanica et bien d’autres, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco) du pays. Toutefois, le terme de « berceau de la Serbie », utilisé depuis XIXe siècle seulement, est abusif, car les Serbes, installés dès le VIIe siècle en Bosnie et dans l’ouest de la Serbie actuelle (Rascie), ne s’installèrent au Kosovo-et-Métochie qu’au XIe siècle.

De plus, la Serbie considère que le Kosovo-et-Métochie était complètement slavisé (et donc serbe) avant l’occupation turque (prise de Priština en 1454), qui dura jusqu’en 1912. Selon ce point de vue, les Albanais se seraient alors installés au Kosovo après l’écrasement des insurrections serbes par les Turcs (grandes migrations serbes de 1690 et de 1737-1739), les Serbes restés au Kosovo devant, soit se convertir, soit accepter le statut de kmet (serf) auprès des notables albanais. En Serbie, les Albanais sont donc perçus comme des étrangers ayant profité de l’occupation ottomane pour coloniser une partie du territoire serbe.

Les Albanais réfutent cette version, estimant que la population albanaise du Kosovo n’a pas été assimilée par les Serbes au Moyen Âge ; les Albanais seraient donc déjà présents au Kosovo à l’arrivée des Turcs.

Ils se considèrent en effet comme les descendants des peuples illyriens qui occupaient la région comprise entre la Grèce et la Slovénie, avant l’arrivée des Slaves, et incluant l’actuel Kosovo (Dardanie, en illyrien). Plusieurs travaux linguistiques considèrent l’origine illyrienne de la langue albanaise comme la thèse la plus probable pour expliquer les origines de l’albanais. Ces théories arguent dans le sens d’une filiation entre le peuple Illyrien et la population albanaise[10],[11]. Les Albanais estiment donc avoir été victimes d’une occupation militaire à partir de l’installation des Serbes au Kosovo.

L’histoire du Kosovo, vue par les Serbes et les Albanais, repose donc sur deux mythes fondateurs opposés.

Précédents conflits

Au XIXe siècle, la Serbie, nouvellement indépendante, fait de la récupération du Kosovo l’une de ses revendications principales. La première tentative, lors de la guerre russo-turque de 1877-1878 se solde par un échec, et déclenche de nouvelles persécutions contre les Serbes du Kosovo. Entre 1877 et 1912, le peu de Serbes qui vivent au Kosovo (60 000) le quittent pour rejoindre la Serbie libre[réf. nécessaire].

Après ce nouveau mouvement de population, les Albanais sont indiscutablement majoritaires dans la région. Le Kosovo (plus étendu que la région actuelle) est alors l’une des quatre divisions administratives ottomanes dont l’autonomie est réclamée par la Ligue de Prizren dès 1877, dans le but de former une grande Albanie, autonome dans le cadre de l’Empire ottoman. Ce projet ne voit pas le jour, mais les Albanais obtiennent la reconnaissance d’une autonomie à l’été 1912, quelques mois avant le début de la première guerre balkanique.

Finalement, à la suite de celle-ci, le Kosovo est intégré au royaume de Serbie, malgré l’opposition des Albanais qui se révolteront jusqu’en 1924 sous l’impulsion d’Isa Boletini (guérilla kachak). En 1921, l’élite albanaise du Kosovo se plaint des violences, et mentionne le chiffre de 12 000 Albanais tués et 20 000 faits prisonniers depuis 1918. Du côté serbe, la population subit de lourdes pertes pendant la Première Guerre mondiale. Le recensement yougoslave de 1921 (organisé par les Serbes) dénombre 280 000 albanophones au Kosovo, sur une population de 439 000 personnes (63,7 %).

Après la guerre, le royaume de Serbie y mène une politique de colonisation[12].

De nombreuses familles serbes sont implantées au Kosovo, rééquilibrant un peu la balance entre Serbes et Albanais.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le Kosovo est rattaché a l’Albanie fasciste, sous domination italienne. Environ dix mille Serbes, Juifs et Roms sont tués et entre quatre-vingt et cent mille sont chassés du Kosovo[13].

Après la guerre, le Kosovo est de nouveau rattaché à la Yougoslavie en tant que province autonome de Serbie. L’autonomie de la province est accrue par les constitutions de 1960 et 1974, mais elles ne lui confèrent pas pour autant le statut de république. En effet, la Constitution de 1974 prévoit l’existence de six républiques et deux régions ou provinces autonomes, le Kosovo et la Voïvodine qui ont une autonomie moins importante. À plusieurs reprises (en 1970 et en 1981), les Albanais ont réclamé le statut de république à part entière. Entre le recensement de 1948 et celui de 1971, la répartition entre Serbes et Albanais reste stable : environ 69 % d’Albanais pour 26 % de Serbes[14]. Les Albanais deviennent encore plus majoritaires par la suite à partir des années 1970, grâce au renforcement de l’autonomie de la province et du statut des Albanais dans tous les secteurs de l’administration, en raison principalement du départ d’une partie des Serbes et des Monténégrins. Devenus très minoritaires, et craignant de voir tout lien avec la Serbie définitivement coupés, les Serbes protestent contre l’autonomie de la province.

En Slobodan Milošević réduit drastiquement le statut d’autonomie du Kosovo[15], par l’apport de modifications à la constitution serbe, aboutissant à une reprise de l’administration directe de la province par la Serbie. Les Albanais se révoltent alors contre la suppression de l’autonomie du Kosovo, d’abord pacifiquement sous l’impulsion d’Ibrahim Rugova, puis violemment en raison de l’inefficacité de cette politique de résistance passive. Durant la même période, Les guerres de Croatie (1991-95) et de Bosnie (1992-95) accélèrent le processus de désintégration de la Yougoslavie[15]. Pendant l’intervention de l’OTAN en 1999, on estime que le Kosovo compte 1 600 000 Albanais, contre 220 000 Serbes.

Le contexte juridique (droit international)

  • Le , le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 1199[17] qui exige l’application des mesures d’embargo, la fin de l’action des forces de sécurité, l’autorisation de la Mission de vérification de la Communauté européenne, le retour en sécurité des réfugiés, et l’établissement d’un calendrier de reprise du dialogue entre belligérants.
  • Le , l’OTAN adresse un ultimatum à la partie serbe pour le retrait de ses forces et le début de négociations avec la partie albanaise. L’ultimatum est appuyé d’un ordre d’activation de ses forces.

Il faut observer qu’à la suite de la résolution 1199 du Conseil de sécurité des Nations unies, c’est l’OTAN qui prend l’initiative malgré les articles 16[18] et 17[19] de la résolution 1199. Ces articles expriment la volonté du Conseil de sécurité de garder le contrôle de la situation. Mais des divergences existent, la partie russe a annoncé son intention de mettre son veto à une nouvelle résolution validant une intervention contre la partie serbe. Ce passage en force est présenté[20] comme une victoire des néoconservateurs par Robert Kagan.

  • Le , le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 1203 (en)[21] qui approuve l’accord négocié entre la Yougoslavie et l’OTAN le .
  • Le , le conseil de l’OTAN autorise son secrétaire général à engager des actions militaires.

Certains analystes[Qui ?] ont déclaré que cette guerre avait mis le système de l’ONU « entre parenthèses » vu qu’elle a été déclenchée sans mandat des Nations unies[23].

  • Selon la Radio-télévision de Serbie, le , une équipe « spéciale » composée de médecins et d’avocats (serbes et étrangers) annonce son intention de porter plainte devant les tribunaux de chacun des 19 pays membres de l’OTAN qu’elle accuse d’avoir bombardé, en 1999, « principalement au Kosovo, mais aussi quatre endroits dans le sud de la Serbie » sans autorisation légale et en violation des articles 5 et 6 des statuts de l’OTAN qui stipulent que l’OTAN n’est pas une structure offensive, mais défensive. L’équipe compte réunir les preuves démontrant que l’utilisation de bombes à sous-munitions et le bombardement des usines chimiques ou pétrochimiques a eu — sur le long terme — des conséquences sanitaires[24],[25],[26].

Manœuvres diplomatiques

Mosquée de la région de Skenderaj (Srbica) détruite pendant la guerre du Kosovo.

Le conflit débute en 1996 avec la création de l’Armée de libération du Kosovo (en abrégé UÇK), qui amorce une campagne de révolution en assassinant des dirigeants, des policiers et des gardes-frontières serbes, ainsi que les Albanais collaborant avec le régime. Les Serbes ont alors pris de sévères contre-mesures policières et militaires. Le point tournant est survenu en , lorsque le gouvernement de l’Albanie s’est effondré à la suite de l’éclatement de bulles financières basées sur des systèmes de Ponzi. Des arsenaux ont été pillés et ces armes se sont invariablement dirigées en grand nombre vers le Kosovo, où l’UÇK naissante livrait aux autorités serbes une véritable guerre d’indépendance.

La communauté internationale a réagi à la crise en 1998, en créant un « groupe de contact » composé de l’Allemagne, des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie qui firent d’ultimes efforts diplomatiques en  lors de la conférence de Rambouillet à la suite d’allégations de massacres alors que les violences intercommunautaires se multipliaient[27].

Lors des négociations à Rambouillet le président serbe Slobodan Milošević accepte l’envoi d’observateurs internationaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et de la Communauté européenne, mais refuse les envoyés de l’OTAN, dont il réfute l’impartialité[28]. L’annexe B des accords de Rambouillet prévoyait en outre un droit de passage pour les personnels et les matériels de l’OTAN à travers toute la République fédérale de Yougoslavie, ainsi qu’une « occupation militaire totale » du Kosovo par l’OTAN[29].

Ce refus conduit l’OTAN à intervenir en effectuant une campagne aérienne de bombardement appelée opération Force alliée. Le général Wesley Clark dirigea les opérations depuis le Grand Quartier général des puissances alliées en Europe, qui ont commencé le . Celles-ci auraient dû se limiter à des bombardements symboliques durant 3 ou 4 jours pour ramener Belgrade à la table des négociations comme cela s’était passé pour en terminer avec la guerre de Bosnie-Herzégovine mais ces bombardements ont finalement duré 78 jours.

Déroulement de la guerre

MiG-29 de l’Armée populaire yougoslave abattu en Bosnie-Herzégovine.

58 574 missions aériennes sur ces 78 jours d’opérations ont causé la perte de deux appareils américains au combat (Un F-117 et un F-16), plus de 800 missiles sol-air ont été tirés par la DCA serbe. On compte 4 397 missions SEAD anti-radar.

Au sol, plusieurs forces spéciales des nations de l’OTAN opéraient dans la discrétion, un membre du Special Air Service a été tué[30]. Des unités terrestres de l’OTAN se sont concentrées en Macédoine tandis qu’une brigade de l’United States Army s’est déployée — avec difficulté — en Albanie ; n’ayant pas participé aux combats, elles seront l’avant-garde de la future Force pour le Kosovo (KFOR) à la fin de ceux-ci. La guerre prend aussi une dimension religieuse avec la destruction de dizaines d’églises par l’UÇK[31] et de plusieurs mosquées par l’armée serbe[32].

Une guerre de l’information eut lieu entre les parties en conflit. Les forces de l’OTAN avaient préservé les infrastructures du réseau Internet en ex-Yougoslavie tout en tentant de neutraliser les médias serbes, car « un accès libre et ouvert à Internet ne [pouvait] qu’aider le peuple serbe à connaître la vérité au sujet des atrocités » du régime de Milošević[33]. Les locaux de la chaîne de télévision serbe RTS sont bombardés « accidentellement » par l’OTAN, le , provoquant la mort de seize personnes[34].

Ces frappes qui durèrent plus de soixante-dix jours semblent mener à une impasse jusqu’à la conclusion d’un accord entre la république fédérative de Yougoslavie et les envoyés spéciaux de l’Union européenne, le président finlandais Martti Ahtisaari, et de la Russie, l’ancien Premier ministre Viktor Tchernomyrdine, le . Ils étaient venus présenter les exigences du G8 pour mettre un terme au conflit du Kosovo à Milošević. Le cessez-le-feu est accepté par la république fédérative de Yougoslavie le  et met fin à la guerre du Kosovo[35].

Le , les frappes s’arrêtent et les forces serbes commencent à se retirer du Kosovo investi par la force internationale mandatée par les Nations unies, la KFOR, dans le cadre de l’opération Joint Guardian et placé depuis sous l’administration de la Mission intérimaire des Nations Unies au Kosovo en vertu de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Human Rights Watch a estimé que les forces serbes avaient expulsé 862 979 Albanais du Kosovo vers la Macédoine et l’Albanie, et que plusieurs centaines de milliers de plus avaient été déplacés à l’intérieur de leur propre pays ; au total, plus de 80 % de toute la population du Kosovo (ou 90 % des Albanais du Kosovo) avaient été chassée de leurs foyers. Des rumeurs concernant un plan d’épuration ethnique à grande échelle mené au Kosovo (un soi-disant plan Fer-à-cheval, en réalité conçu par le ministère allemand de la Défense[36]) circulèrent dans les médias occidentaux[37]. Ces rumeurs se révélèrent par la suite infondées, bien qu’étant à l’origine de l’intervention militaire de l’OTAN[38]. Spécialistes des Balkans, Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin qualifient le plan d’« archétype des fake news diffusées par les armées occidentales, repris par tous les grands journaux européens »[36].

Bilan humain

Pertes civiles

En , la Croix-Rouge estima que 3 368 civils (2 500 Albanais, 400 Serbes et 100 Roms) étaient toujours portés disparus, environ un an après la fin du conflit[39]

En 2008, une étude commune du Centre pour la loi humanitaire (en) (Fond za Humanitarno pravo), une ONG créée en Serbie-et-Monténégro, la commission internationale des personnes disparues, et la Commission des personnes disparues de Serbie a établi une liste de 13 472 noms de victimes tuées dans la periode  à [40],[41]. La liste contient le nom et prénoms des victimes, leur date de naissance, la qualification civile ou militaire et le lieu et la date du décès. Il y a 9 260 victimes albanaises, 2 488 victimes serbes ainsi que 1 254 victimes dont la nationalité n’est pas établie[42].

Civils tués par l’opération Allied Force

La république fédérale de Yougoslavie a estimé à 1 200 à 5 700, le nombre de victimes civiles causées par les bombardements de l’OTAN. Le secrétaire général de l’OTANLord Robertson, a écrit après la guerre que le nombre de victimes ne sera jamais précisément connu mais donne les chiffres de l’ONG Human Rights Watch comme une estimation raisonnable. Le rapport de Human Rights Watch compte 488 à 527 victimes civiles serbes dans 90 incidents séparés, le plus important étant la mort de 87 civils lors du bombardement d’une cible militaire à Koriša que les forces serbes auraient fait occuper par des civils[43],[44].

D’après le témoignage d’un officier supérieur de l’OTAN, l’Alliance camouflait les pertes civiles : « Pour les bavures, nous avions une tactique assez efficace. Pour anesthésier les opinions, nous disions que nous menions une enquête, que les hypothèses étaient multiples. Nous ne révélions la vérité que quinze jours plus tard, quand elle n’intéressait plus personne. L’opinion, ça se travaille, comme le reste »[45].

Victimes des forces terrestres yougoslaves

Le département d’État américain a utilisé le chiffre de 10 000 victimes pour justifier l’intervention en Yougoslavie[46]. En avril, il annonce que 500 000 albanais du Kosovo albanais « sont manquants et on craint qu’ils ne soient morts » ; le 16 mai 1999, le Secrétaire américain à la Défense, William Cohen, parle sur CBS de 100 000 disparus qui « pourraient avoir été assassinés »[47].

Des experts en statistique mandatés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ont estimé le nombre total de victimes à dix mille[48]. Eric Fruits, professeur à l’université de Portland, s’oppose à cette estimation qu’il a jugée être basée sur des données fausses[49][source insuffisante].

En , le TPIY annonce avoir exhumé 2 788 corps au Kosovo sans se prononcer sur le nombre de victimes de crimes de guerre parmi ces victimes[50]. La KFOR a annoncé que sur les 2 150 corps découverts jusqu’en 1999, environ 850 seraient des victimes de crimes de guerre[51]. Selon le médecin légiste Emilio Pérez Pujol, 2 500 civils ont été tués dans les affrontements : lui et son équipe n’ont trouvé « pas un seul charnier »[52].

Pertes militaires de l’OTAN

Un équipement de pilote de F-16 ainsi que la carcasse d’un F-117 abattu par les forces serbes.

Selon les rapports officiels, la guerre n’a fait aucune victime au sein des militaires de l’OTAN lors des opérations. Cependant, le crash d’un AH-64 Apache américain en Albanie [53] a causé la mort de deux soldats de l’OTAN, David Gibbs et Kevin L. Reichert. Un membre du Special Air Service (SAS) aurait été tué en Yougoslavie.

Pertes militaires serbes

L’OTAN n’a pas fait d’estimation officielle du nombre de victimes militaires. La Yougoslavie a estimé le nombre de victimes militaires à 462 soldats, ainsi que 299 blessés, lors des bombardements de l’OTAN[54].

Pertes militaires de l’UÇK

Certains rapports donnent le nombre de 1 000 victimes militaires au sein de l’UÇK[55]. Cependant, les pertes militaires de l’Armée de libération du Kosovo sont difficiles à estimer car il est difficile de savoir qui était un combattant de l’UÇK et qui ne l’était pas. L’armée serbe estimait tout Albanais armé comme membre de l’UÇK, donc une victime comptée comme civile par les Albanais pourrait être comptée comme militaire par les Serbes.

Pertes civiles chinoises

Le 7 mai 1999 un bombardier B-2 américain lâche cinq bombes qui frappent l’ambassade de Chine à Belgrade. Trois journalistes chinois sont tués dans cette frappe qui fait aussi une vingtaine de blessés. L’opinion chinoise est outragée. Selon le gouvernement américain, l’intention était de bombarder la Direction fédérale yougoslave des approvisionnements et des achats (FDSP) et non l’ambassade située à proximité. Le gouvernement chinois publie une déclaration le jour du bombardement, déclarant qu’il s’agit d’un « acte barbare »[56],[57].

Conséquences

En 2010, un rapport d’enquête du Conseil de l’Europe fait par le parlementaire suisse Dick Marty révèle que durant la guerre, l’UCK a organisé un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes[58]. Les captifs étaient emmenés en Albanie où ils étaient tués avant que leurs organes, principalement des reins, soient retirés et vendus à des cliniques privées étrangères[58].

À la fin de la guerre, les guérilleros albanais de l’UCK se sont livrés à des exactions contre les populations serbe et rom du Kosovo, ainsi que contre les membres de l’opposition albanaise qui leur étaient défavorables[59]. L’Union européenne a mis sur pied en 2011 une commission chargée d’enquêter sur la question[59]. En , le procureur Clint Williamson (en) a confirmé à Bruxelles que les minorités serbe et rom du Kosovo avaient été victimes d’une opération de nettoyage ethnique planifiée comprenant des meurtres, des kidnappings, des violences sexuelles et des déportations[59].

À la fin du mois d’, les crimes de guerre commençaient tout juste à faire l’objet d’une enquête et à cette date, l’Armée populaire yougoslave avait inculpé 183 militaires et mis en examen 62 autres pour ceux-ci, sans toutefois inclure dans ces investigations les forces spéciales de police ou les forces paramilitaires serbes.

Lui reprochant, outre son autoritarisme, une perte de tous les territoires promis dans ses discours nationalistes, la population serbe vote contre Milošević et lui fait perdre les élections présidentielles en  ; il est arrêté le  pour être jugé devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, mais il décède avant la fin du procès en 2006.

Le coût financier des opérations militaires au Kosovo (pré et post conflit compris) a été pour les États-Unis de 3,26 milliards de dollars pour l’année fiscale 1999 et 1,909 milliard pour l’année fiscale 2000[60].

Depuis la fin de la guerre, près de deux cent mille Serbes, Roms et non-Albanais ont été contraints à l’exil hors du Kosovo[61],[62],[63].

Le , le Kosovo proclame unilatéralement son indépendance de la Serbie. Le Kosovo est reconnu par soixante-seize pays dont les États-Unis et vingt-deux pays de l’Union européenne (au ), mais pas par l’Espagne, la Grèce, la Russie et la Chine, ni par l’Organisation des Nations unies et l’Union Européenne[64].

Le 16 juillet 2024, Le tribunal pénal spécialisé du Kosovo a condamné Pjetër Shala, ancien membre de l’Armée de libération du Kosovo, à 18 ans de prison pour crimes de guerre commis pendant la guerre[65].

Chronologie des événements de 1999

  • Après le massacre de Račak, le Louise Arbourprocureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) est empêchée par les forces serbes de se rendre dans la province.
  •  : la conférence de Rambouillet sur le Kosovo est un échec, l’UÇK refusant un simple statut d’autonomie et les Serbes un déploiement international dans la province.
  •  : reprise et nouvel échec des négociations de Rambouillet sur l’avenir du Kosovo, l’UÇK ayant accepté le simple statut d’autonomie pour la province mais les Serbes ayant refusé l’imposition du contingent militaire de l’OTAN et son statut.
  •  : résolution de l’Assemblée Nationale Serbe condamnant le retrait des observateurs de l’OSCE du  ordonné par l’OTAN, et demandant à l’ONU et à l’OSCE de faciliter une solution diplomatique par le biais de négociations.
  •  : l’OTAN ordonne le début de frappes aériennes sur la Serbie.
  •  : opération Force alliée. Début des frappes aériennes de l’OTAN sur la Serbie (fin le ). Immédiatement se déclenche un afflux de réfugiés kosovars vers les pays voisins. La Russie suspend sa coopération avec l’OTAN.
  •  : début des frappes aériennes de l’OTAN sur les forces serbes stationnées au Kosovo.
  •  : pour la première fois, des frappes de l’OTAN visent le centre de Belgrade.
  •  : accord des ministres des Affaires étrangères du G8 sur le déploiement de forces internationales au Kosovo.
  •  : l’ambassade de Chine à Belgrade est touchée lors d’un raid mené par un bombardier furtif B-2 américain.
  •  : Slobodan Milošević, président yougoslave, est inculpé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
  •  : la Cour internationale de justice rend son arrêt dans le conflit entre la Yougoslavie et dix pays de l’OTAN concernant la licéité de l’emploi de la force de la part des membres de l’OTAN. La cour se déclare incompétente dans les dix cas, notamment parce que les frappes de l’OTAN sont intervenues avant la signature du traité et parce que la république fédérale de Yougoslavie (RFY) ne faisait pas partie de l’ONU[66].
  •  : Slobodan Milošević accepte le plan de paix pour le Kosovo.
  •  : suspension des bombardements de la Serbie par l’OTAN et début du retrait des forces serbes du Kosovo.
  •  : accord de Kumanovo entre OTAN et Serbes, fin des bombardements au Kosovo, des forces internationales (la KFOR) doivent prendre position au Kosovo.
  •  : entrée au Kosovo des troupes de la KFOR, mais aussi de troupes russes inattendues, qui prennent position sur l’aéroport de Pristina.
  •  : fin du retrait des forces serbes du Kosovo.
  •  : l’UÇK signe un accord de démilitarisation avec la KFOR.
  •  : début de la construction du camp Bondsteel[67].
  •  : le Français Bernard Kouchner est désigné par l’ONU représentant spécial des Nations unies au Kosovo.
  •  : massacre de 14 paysans serbes au Kosovo.
  •  : débuts de l’« administration Kouchner », dirigeant de la MINUK, mission des Nations unies au Kosovo.
  •  : le dirigeant albanais modéré Ibrahim Rugova accepte de participer, avec l’UÇK, au comité de transition au Kosovo dont B. Kouchner est l’instigateur.
  • En août, début de l’exode des Serbes du Kosovo, victimes des représailles des Albanais.
  •  : le Deutsche Mark (DEM) remplace le dinar yougoslave comme monnaie officielle du Kosovo.
  •  : l’UÇK (armée de libération) se transforme en corps de protection civile (TMK) du Kosovo.
  •  : une conférence à Bruxelles permet de débloquer 1 milliard de $ pour la reconstruction du Kosovo.
  •  : l’OSCE publie son rapport sur les crimes commis au Kosovo
  •  : un accord signé entre l’ONU et les trois principaux partis albanais permet la mise en place d’une administration provisoire au Kosovo.

Critiques de la guerre

Véhicule blindé Marder de la Bundeswehr au Kosovo en 1999.

Carte des bombardements ayant utilisé de l’uranium appauvri.

L’intervention de l’OTAN ainsi que les réelles motivations de cette guerre font l’objet de nombreuses discussions. En Europe, les communistes, les souverainistes et l’extrême droite rejettent la guerre.

L’opinion publique des pays de l’OTAN était initialement majoritairement en faveur de cette opération, bien qu’un revirement progressif se soit amorcé par suite de la longueur imprévue du conflit et de la multiplication des critiques des bombardements, que ce soit dans les médias yougoslaves ou dans certains rapports d’organisations non gouvernementales (voir par exemple Human Rights Watch [archive]).

L’écrivain Vladimir Volkoff dénonce dans Désinformation, flagrant délit, les mécanismes de désinformation qu’il prétend retrouver dans certaines caractéristiques de cette opération militaire[68].

Certaines personnalités de gauche s’insurgent contre un retour de la doctrine de la guerre juste, et accusent les médias occidentaux de propagande. Noam Chomsky, par exemple, dans son livre Dominer le monde ou sauver la planète ?, prétend que les massacres serbes ont été provoqués par les frappes de l’OTAN, la majeure partie des victimes antérieures étant du fait de l’UÇK, accusée d’être un groupe terroriste ayant assassiné plusieurs milliers de Serbes comme d’Albanais.

Le mensuel Le Monde diplomatique a publié en  un dossier sur le Kosovo très critique envers l’intervention de l’OTAN, insistant notamment sur le rôle des médias dans la diffusion de rumeurs infondées[69] et sur le refus selon lui des pays occidentaux de toute solution diplomatique[70]. De même, certains experts ont déclaré que les journaux occidentaux avaient abondamment repris le discours de l’OTAN au sujet de cette guerre[71].

Dans leur livre L’opinion, ça se travaille (2000), Serge HalimiDominique Vidal et Henri Maler dénoncent la propagande des médias occidentaux en faveur d’une intervention armée de l’OTAN au Kosovo. Il relèvent notamment les rumeurs non fondées de génocide et d’épuration ethnique affichées en une des médias (ainsi que l’absence quasi-générale d’excuses publiques une fois les rumeurs démenties), la bienveillance de ces derniers à l’égard des crimes de guerre commis par l’OTAN, ou encore l’association systématique des personnalités critiquant l’intervention de l’OTAN à des alliés du gouvernement serbe.

Le projet d’oléoduc AMBO (en) allant de Bourgas en Bulgarie en mer Noire à Vlora en Albanie sur la mer Adriatique en passant par la Macédoine est aussi présenté par eux comme une importante motivation cachée de ce conflit. Celui-ci n’est toujours pas construit en 2020 alors qu’il y a nombre de projets d’oléoducs et gazoducs soutenus par la Russie, l’Occident, la Turquie et la Chine dans les Balkans[72],[73].

L’auteur anarchiste Claude Guillon prend également position contre l’intervention militaire de l’OTAN dans l’ouvrage Dommages de guerre (L’insomniaque, 2000). Tout en critiquant la politique de Milošević, il pointe les éléments de propagande justifiant la guerre dans les médias occidentaux et critique sévèrement l’extrême gauche française pour ses tentations bellicistes. Il argumente à propos d’une position anti-guerre et pacifiste volontariste capable de soutenir les populations[74].

Le journal Libération a critiqué l’attitude des soldats occidentaux, qui ont assisté avec indifférence à la destruction de quartiers tziganes de grandes villes du Kosovo par les Albanais kosovars[75].

La guerre du Kosovo a également été critiquée pour ses conséquences : un Kosovo, qui contrairement aux arguments de Bill Clinton « n’est ni multiethnique ni pacifié », un pays qui voit une épuration ethnique des « Non-Albanais », la violation du droit international et la prise du pouvoir par les « clans mafieux »[76].

Bibliographie

Analyses

  • Jean-Yves PotelLes 100 portes de l’Europe centrale et orientale, Paris, Éditions de l’Atelier Éditions Ouvrières, coll. « Points d’appui », , 335 p. (ISBN 978-2-708-23321-8lire en ligne [archive]).
  • Bernard Adam (dir.), La guerre du Kosovo : éclairages et commentaires, Bruxelles Paris Bruxelles, Ed. Complexe GRIP, coll. « Livres du GRIP » (no 239/240), , 179 p. (ISBN 978-2-870-27717-1).
  • Dušan T. BatakovićKosovo : la spirale de la haine : les faits, les acteurs, l’histoire, Lausanne, L’Age d’hommecoll. « Mobiles géopolitiques », , 106 p. (ISBN 978-2-825-11132-1lire en ligne [archive]).
  • Jean-Arnault Derens et Catherine SamaryLes 100 portes des conflits yougoslaves : Les conflits yougoslaves de A à Z, Paris, Ed. de l’Ateliercoll. « Points d’appui », , 427 p. (ISBN 978-2-708-23532-8).
  • (de) Kurt Gritsch, Krieg um Kosovo. Geschichte, Hintergründe, Folgen. innsbruck university press, Innsbruck 2016, (ISBN 978-3-902936-83-7)
  • Xavier Pacreau, De l’intervention au Kosovo en 1999 à l’intervention en Irak de 2003 : Analyse comparative des fondements politiques et juridiques, LGDJ, 2006 (ISBN 978-2275027623).
  • « La guerre du Kosovo », revue stratégique 74-75, Economica, 2000 (ISBN 978-2717841343).
  • Collectif, Croyances en guerre. L’effet Kosovo, Les Cahiers de médiologie, 1999, 207 pages (ISBN 978-2070756780).

Justification de la guerre

Critiques

Grenadier Isone

Comment Rejoindre la Légion Étrangère ?

La Légion étrangère française est une institution unique et prestigieuse, connue pour son histoire, ses traditions et son engagement. Elle offre une opportunité pour des hommes du monde entier de servir sous le drapeau français. Ce guide vous explique comment devenir légionnaire, des critères d'admission à la formation.

 

 1. Présentation de la Légion étrangère

Fondée en 1831, la Légion étrangère est une force militaire élitaire de l'armée française. Elle est composée de volontaires du monde entier, qui s'engagent pour un service d'une durée minimale de cinq ans. La Légion offre une seconde chance à ceux qui souhaitent repartir de zéro, quel que soit leur passé. En échange, les légionnaires doivent respecter une discipline stricte et se dévouer à leur mission.

Les légionnaires participent à des opérations militaires dans le monde entier, allant des missions humanitaires aux interventions dans des zones de conflit. L'esprit de camaraderie, le dévouement et le courage sont au cœur de cette institution.

 

 2. Les critères d'admission

Pour rejoindre la Légion étrangère, il faut remplir les conditions suivantes :

 a) Être un homme âgé de 17 à 39 ans

La Légion accepte les candidats dans cette tranche d'âge. Les mineurs doivent présenter une autorisation parentale pour s'engager.

 b) Avoir une bonne condition physique

Les candidats doivent passer des tests physiques rigoureux, incluant des épreuves de course, de traction et d'endurance. Une excellente condition physique est essentielle pour suivre la formation intense des légionnaires.

 c) Posséder un passeport valide

Les recrues étrangères doivent présenter un passeport valide. Aucun visa préalable n'est nécessaire pour se présenter dans un centre de recrutement.

 d) Accepter un nouveau départ

Les candidats doivent être prêts à changer d'identité. En effet, la Légion offre une identité militaire à ses recrues, souvent différente de leur nom civil.

 e) Ne pas avoir de casier judiciaire lourd

Bien que la Légion offre une seconde chance, les crimes graves peuvent être un obstacle à l'engagement.

 

 3. Les étapes du recrutement

 a) Se présenter dans un centre de recrutement

Les candidats doivent se rendre dans l'un des centres de pré-sélection situés en France, comme Aubagne (siège principal) ou d'autres postes régionaux. Aucun rendez-vous n'est nécessaire.

 b) Passer les tests de sélection

Le processus de sélection comprend :

- **Des tests physiques** : tractions, Luc Léger (test de course progressive) et autres évaluations d'endurance.

- **Des examens médicaux** : pour garantir que le candidat est apte à servir.

- **Des entretiens individuels** : pour évaluer la motivation et la personnalité.

 c) Signature du contrat

Les candidats retenus signent un contrat initial de cinq ans. Ils deviennent alors des engagés volontaires de la Légion étrangère.

 

 4. La formation initiale

La formation initiale dure environ 16 semaines et se déroule au 4ème Régiment étranger (4e RE) à Castelnaudary. Elle vise à transformer les recrues en soldats disciplinés et compétents. Voici les principales étapes :

- **Entraînement physique intensif** : résistance, endurance, et aptitudes au combat.

- **Formation militaire** : maniement des armes, tactiques et discipline.

- **Apprentissage du français** : indispensable pour la communication.

La formation est exigeante, et seuls les plus déterminés parviennent à la terminer.

 

 5. Les avantages d'être légionnaire

Devenir légionnaire offre de nombreux bénéfices :

- **Une nouvelle identité et un nouveau départ**

- **Un salaire mensuel attractif**, avec des primes pour les missions.

- **La citoyenneté française** : après trois ans de service ou blessures au combat, il est possible de demander la naturalisation.

- **Un esprit de fraternité et une vie riche en aventures.**

 

 6. Les défis à relever

La vie d'un légionnaire n'est pas facile. Les recrues doivent être prêtes à affronter :

- **Une discipline stricte**

- **Des missions dangereuses**

- **L'éloignement de la famille et des amis**

Malgré ces défis, beaucoup considèrent leur service à la Légion comme l'une des expériences les plus enrichissantes de leur vie.

 

 Conclusion

Devenir légionnaire est un parcours exigeant qui nécessite courage, discipline et détermination. Pour ceux qui sont prêts à relever le défi, la Légion étrangère offre une vie de camaraderie, d’aventure et d’opportunités uniques. Si vous êtes motivé à rejoindre cette élite, préparez-vous à donner le meilleur de vous-même et à embrasser une nouvelle vie sous le drapeau français.

 

You have Successfully Subscribed!

Grenadier Isone

Comment Devenir Mercenaire en Ukraine ?

Devenir mercenaire en Ukraine est une décision qui nécessite une réflexion approfondie, car elle implique des risques importants sur les plans légal, physique, psychologique et moral. Ce guide détaillé abordera les aspects clés à considérer, les étapes à suivre, les risques encourus et les alternatives possibles.

 

1. Contexte général et légal

1.1. Le statut des mercenaires en Ukraine

En Ukraine, le terme "mercenaire" n'est pas officiellement reconnu par le gouvernement. Les combattants étrangers ne sont pas considérés comme des mercenaires au sens strict du terme, mais plutôt comme des volontaires intégrés dans des structures militaires ou paramilitaires sous contrôle ukrainien. La Légion internationale de défense territoriale de l'Ukraine est la principale unité qui accueille les étrangers souhaitant combattre aux côtés des forces ukrainiennes.

1.2. Légalité dans votre pays d'origine

Participer à un conflit armé en tant que mercenaire ou volontaire peut avoir des conséquences juridiques dans votre pays d'origine. Par exemple :

Neutralité : Certains pays interdisent à leurs citoyens de participer à des conflits étrangers.

Terrorisme : Si vous êtes capturé par des forces adverses, vous pourriez être accusé de terrorisme ou d'activités illégales.

Perte de citoyenneté : Dans certains cas, participer à un conflit étranger peut entraîner la perte de votre nationalité.

Il est donc essentiel de consulter un avocat spécialisé en droit international ou en droit militaire avant de prendre une décision.

 

2. Comment s'engager en Ukraine

2.1. Rejoindre la Légion internationale

La voie la plus légale et organisée pour combattre en Ukraine est de rejoindre la Légion internationale de défense territoriale de l'Ukraine. Voici les étapes à suivre :

Contacter l'ambassade d'Ukraine : Renseignez-vous auprès de l'ambassade ou du consulat ukrainien dans votre pays pour connaître les modalités d'engagement.

Fournir des preuves d'expérience militaire : Les volontaires ayant une expérience militaire (anciens soldats, réservistes, etc.) sont privilégiés. Vous devrez probablement fournir des documents attestant de votre formation et de votre expérience.

Passer une évaluation : Vous serez soumis à une évaluation de vos compétences militaires, de votre condition physique et de votre motivation.

Signer un contrat : Si vous êtes accepté, vous signerez un contrat avec les forces ukrainiennes, qui définira votre statut, vos missions et votre rémunération (le cas échéant).

2.2. Autres unités ou groupes

Certains groupes paramilitaires ou organisations non gouvernementales (ONG) peuvent également recruter des étrangers, mais ces structures sont moins réglementées et peuvent exposer à des risques supplémentaires (manque de soutien logistique, absence de protection juridique, etc.). Il est recommandé de privilégier les structures officielles comme la Légion internationale.

 

3. Expérience et compétences requises

3.1. Expérience militaire

Les volontaires étrangers sont généralement recrutés en fonction de leur expérience militaire. Les profils recherchés incluent :

Anciens soldats ou réservistes.

Personnel médical ou logistique ayant une expérience en zone de conflit.

Experts en communication, renseignement ou ingénierie.

Si vous n'avez pas d'expérience militaire, il est peu probable que vous soyez accepté dans une unité combattante.

3.2. Condition physique et mentale

La guerre exige une excellente condition physique et mentale. Vous devrez être capable de :

Porter un équipement lourd pendant de longues périodes.

Fonctionner dans des conditions extrêmes (froid, manque de sommeil, stress intense).

Résister à la pression psychologique des combats.

3.3. Langue et communication

La maîtrise de l'anglais est souvent requise pour communiquer avec les autres volontaires et les commandants. La connaissance de l'ukrainien ou du russe est un atout supplémentaire.

 

4. Risques et considérations

4.1. Risques physiques

Blessures et mort : Les combats sont extrêmement dangereux, et les risques de blessures graves ou de décès sont élevés.

Captivité : Si vous êtes capturé par les forces adverses, vous pourriez être soumis à des traitements inhumains ou utilisé à des fins de propagande.

4.2. Risques psychologiques

Syndrome de stress post-traumatique (SSPT) : Les expériences de guerre peuvent laisser des séquelles psychologiques durables.

Dépression et anxiété : L'éloignement de votre famille et les conditions de vie difficiles peuvent aggraver ces problèmes.

4.3. Conséquences morales

Participer à un conflit armé soulève des questions éthiques complexes. Il est important de réfléchir aux raisons qui vous poussent à vous engager et aux conséquences de vos actions.

 

5. Alternatives à l'engagement militaire

Si vous souhaitez soutenir l'Ukraine sans participer directement aux combats, plusieurs alternatives existent :

Aide humanitaire : Travailler avec des ONG pour fournir des soins médicaux, de la nourriture ou des abris aux civils.

Soutien logistique : Participer à des initiatives de collecte de fonds ou d'envoi de matériel (équipements médicaux, vêtements, etc.).

Sensibilisation : Informer votre entourage et votre communauté sur la situation en Ukraine.

 

6. Conclusion

Devenir mercenaire en Ukraine est une décision qui ne doit pas être prise à la légère. Les risques physiques, psychologiques et légaux sont importants, et il est essentiel de bien réfléchir aux conséquences de votre engagement. Si vous êtes déterminé, la voie la plus sûre et légale est de rejoindre la Légion internationale de défense territoriale de l'Ukraine. Cependant, il est fortement recommandé de consulter des experts juridiques et de discuter avec des personnes ayant une expérience similaire avant de prendre une décision.

Enfin, n'oubliez pas qu'il existe d'autres moyens de soutenir l'Ukraine sans participer directement aux combats. Quelle que soit votre décision, assurez-vous qu'elle est alignée avec vos valeurs et vos capacités.

You have Successfully Subscribed!

L'Ordre des Illuminati !!!

Bonjour à tous,

J’aimerais dans cette fenêtre vous présenter mon Site Web l’Ordre des Illuminati, je vous invite à aller faire un petit tour, je vous invite à découvrir mes textes et mes vidéos, qui parle de divers et de multiples sujets, qui essaie de vous dire que nous sommes depuis toujours et cela pour toujours, dans des multiples formes d’expériences et de compréhensions, de multiples formes de mondes et de cosmos, de multiples formes des échelles de temps, de multiples formes des au-delàs, qui ne sont que de multiples formes de programmes, que de multiples formes de matrices et que de multiples formes de réalités virtuelles augmentées, qui ne sont que complétement fait d’algorithmes mathématiques et informatiques quantiques.

Ce que je dois vous dire et vous faire comprendre, c’est que sur le Site Web de l’Ordre des Illuminati, vous n’aurez le droit qu’à la réalité et droits qu’aux vérités, que je suis née une secondes fois et non pas dans la chaire, mais dans l’esprit et que j’ai fait un très long voyage à bord d’un vaisseau spatial, dans un caisson de sommeilles, qui était en phase de décongélation et de réveille, que j’ai des informations qui pourrais déranger les équilibres des pouvoirs en places et les ordres des croyances religieuses établies.

Je vous propose de découvrir mon Site Web de l’Ordre des Illuminati, qui vous parlera que des cybersécurités et du hacking, que des psychologies et des spiritualités, que des religions et de Dieu, car je dois vous dire et vous faire comprendre, que c’est tous et ensembles, dans nos propres équilibres psychologiques et spirituelles, que dans nos propres multiples formes de folies, que dans nos propres multiples formes de maladies pathologiques psychiatriques et que dans nos propres multiples formes de nos systèmes de croyances religieuses, que dans nos propres voyages vibratoires, psychologiques, spirituelles et cosmiques, que dans nos propres voyages de nos interconnexions des intrications quantiques, spirituelles et cosmiques, que nous composons toutes nos propres multiples expériences et compréhensions, que nous avons tous des multiples formes de mondes et de cosmos, de nos multiples formes des échelles de temps, de nos multiples formes des au-delàs, de nos multiples formes de programmes, de nos multiples formes de matrices et de nos multiples formes de nos réalités virtuelles augmentées, que c’est tous et ensembles, dans nos multiples équilibres psychologiques et spirituelles, que nous composons tout ce qui existent.

Mais je vous en est déjà assez dit dans ce texte, je vous remercie de m’avoir lu, de m’avoir accordé les choses les plus précieuses et en ce bas monde, c’est-à-dire votre temps et votre intention, alors si vous êtes prêts pour de véritables révélations et que vous êtes assez ouverts d’esprits, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous et à découvrir le Site Web de l’Ordre des Illuminati, qui j’espère vous plaira et vous intéressera, je vous souhaite de rester fort et de garder la foi…

https://www.ordredesilluminati.com

Je vous souhaite à tous une bonne journée et à bientôt.

Cordialement Ulice le Templier.

You have Successfully Subscribed!

Comment Devenir Garde Suisse au Vatican ?

 Introduction

Le Corps de la Garde Suisse pontificale est une unité militaire chargée de la protection du Pape et du Vatican. Fondée en 1506, cette garde est célèbre pour son uniforme coloré et son engagement total envers le Saint-Siège. Devenir Garde Suisse est un honneur qui requiert des critères stricts ainsi qu'un engagement profond envers la foi catholique et le service.

 1. Conditions et Exigences

 1.1 Critères de base

Pour être éligible en tant que Garde Suisse, il faut remplir plusieurs conditions essentielles :

Être un homme de nationalité suisse.

Être catholique et pratiquant.

Avoir effectué son école de recrues dans l’armée suisse.

Être âgé de 19 à 30 ans.

Mesurer au minimum 1,74 m.

Avoir un casier judiciaire vierge.

Être en bonne santé physique et mentale.

Être célibataire au moment de l’engagement (le mariage est autorisé après cinq ans de service).

 1.2 Compétences et qualités requises

Outre les exigences de base, un bon Garde Suisse doit posséder :

Un excellent sens du devoir et de la discipline.

Une condition physique irréprochable.

Une capacité d’adaptation et de rigueur militaire.

Une parfaite maîtrise du français ou de l’allemand (l’italien est un atout).

Une forte résistance au stress et aux situations de crise. 

 2. Processus de Recrutement

 2.1 Candidature

Le recrutement des Gardes Suisses se fait via une candidature officielle à envoyer au Vatican. Le dossier doit contenir :

Une lettre de motivation détaillée expliquant l'intérêt pour la fonction.

Un curriculum vitae complet.

Un certificat de baptême et de confirmation.

Un certificat de bonne conduite.

Une attestation de l’armée suisse confirmant l’achèvement de l’école de recrues.

Un certificat médical attestant de la condition physique et mentale.

Une lettre de recommandation d'un prêtre ou d’une autorité religieuse.

 2.2 Sélection et Entretien

Les candidats retenus sont convoqués pour un entretien au Vatican afin d’évaluer leur motivation, leurs compétences linguistiques et leur capacité à vivre dans un environnement militaire strict.

 2.3 Formation et Engagement

Si la candidature est retenue, le candidat suit une formation intensive de plusieurs mois qui comprend :

Un entraînement militaire spécifique (maniement des armes, techniques de protection, discipline militaire).

Des cours d’italien, d’histoire du Vatican et de diplomatie.

Une préparation physique et psychologique pour le service.

Une formation en protocole et en gestion des foules lors des événements officiels.

Après avoir prêté serment le 6 mai de l’année suivant son engagement, le Garde Suisse commence officiellement son service. 

3. Vie et Missions des Gardes Suisses

 3.1 Rôles et responsabilités

Les missions des Gardes Suisses sont variées et essentielles à la sécurité du Vatican :

Protection du Pape et des résidences apostoliques.

Sécurisation des entrées du Vatican.

Surveillance et contrôle d’accès lors d’événements publics et religieux.

Service d’honneur lors de cérémonies officielles.

Intervention en cas de menace ou d’urgence.

Encadrement et accueil des délégations officielles.

 3.2 Conditions de vie

Les Gardes Suisses vivent en communauté au Vatican et bénéficient de :

Un logement gratuit au sein des casernes du Vatican.

Un salaire mensuel d’environ 1 500 €.

Des avantages tels que l’accès aux soins médicaux.

Une formation continue pour développer leurs compétences.

Une discipline stricte régulant la vie en communauté.

 3.3 Possibilités d’évolution

Après plusieurs années de service, un Garde Suisse peut être promu à des grades supérieurs tels que caporal, sergent ou lieutenant. Certains peuvent également intégrer des fonctions administratives ou logistiques au sein du Saint-Siège. 

 4. Histoire et Traditions

 4.1 Origine du Corps

La Garde Suisse a été fondée en 1506 par le pape Jules II, qui souhaitait une force militaire fidèle pour protéger le Vatican. Depuis lors, elle est devenue une institution historique et un symbole de loyauté absolue envers le Pape.

 4.2 Uniforme et Armement

L’uniforme coloré, inspiré des tenues de la Renaissance, est l’un des éléments les plus distinctifs de la Garde Suisse. Chaque garde porte également une hallebarde, bien que des armes modernes soient utilisées pour des missions spécifiques.

 4.3 Cérémonies et Protocoles

Les Gardes Suisses participent à de nombreuses cérémonies religieuses et officielles, telles que l’accueil des ambassadeurs et les célébrations papales. 

 Conclusion

Devenir Garde Suisse est un engagement de prestige et de foi. Ce parcours demande discipline, honneur et une profonde dévotion au Pape et à l’Église catholique. Pour ceux qui remplissent les critères et souhaitent servir dans un cadre unique et historique, cette vocation représente une expérience inoubliable et prestigieuse.

 

You have Successfully Subscribed!